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Fièvre aphteuse (F.A.)



   

Actualités

Présentation de la maladie


Mesures de prévention et de lutte


Législation


Situation en Belgique et à l'étranger


Questions fréquemment posées (DOC)

Fiche pratique

 

Biocides

Produits de désinfection autorisés



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Actualités

Depuis 2013, de nombreux foyers de fièvre aphteuse ont été découverts en Algérie, Libye et Tunisie. Au Maroc, qui a des contacts intensifs avec ces 3 pays, la maladie n’a pas encore été constatée. Afin de réduire le risque d’introduction de la maladie dans l’UE, la Commission européenne et les Etats membres ont décidé d’appliquer des mesures de biosécurité supplémentaires pour les moyens de transport du bétail, des chevaux et des aliments qui viennent ou retournent de ces 4 pays nord-africains. Ainsi, pour chaque véhicule ayant transporté des animaux dans cette région, un document attestant la désinfection approfondie du véhicule doit être présenté à l’entrée de l’Union lors du contrôle officiel au poste frontalier. De même, à ce moment, une désinfection supplémentaire des véhicules qui servent ou ont servi à transporter des chevaux ou des aliments peut être exigée.

Ces règles sont stipulées dans la Décision d'exécution 2014/689/UE et sont d’application depuis le 1er octobre 2014.

L’AFSCA tient également à attirer l’attention sur les mesures de prévention qui sont d’application pour ces 4 pays :

  • toute personne ayant été en contact avec des animaux sensibles dans un pays où sévit la fièvre aphteuse ne peut pas entrer dans une exploitation belge détenant des animaux sensibles pendant les 72 heures suivant son retour en Belgique ;
  • il est interdit aux voyageurs provenant de ces pays de ramener du lait, des produits laitiers, de la viande ou des produits à base de viande, étant donné que ces produits peuvent être contaminés par le virus de la fièvre aphteuse.

 

 


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Présentation de la maladie

Origine

La fièvre aphteuse est une maladie virale causée par un aphtovirus de la famille de Picornaviridae. Elle peut infecter les bi-ongulés domestiques et sauvages, comme les porcs, les bovins, les ovins et caprins, les sangliers et les cerfs.

La maladie cause des problèmes de santé graves chez les animaux infectés et s’accompagne d’un impact économique très important.

 

Symptômes cliniques

La fièvre aphteuse est caractérisée par de la fièvre et l’apparition d’aphtes ou de vésicules, principalement dans la bouche (sur la langue, les gencives et les lèvres) et au niveau des pieds (dans l’espace interdigité et sur le bourrelet coronaire). La rupture de ces aphtes peut conduire à la formation d’ulcères.

Les principaux signes cliniques observés sont généralement liés à la présence de ces aphtes et ulcères : salivation, grincement des dents, diminution de l’appétit, boiteries, réticence à se déplacer,…. Selon l’espèce concernée, les manifestations peuvent être plus ou moins importantes : les bovins présentent en général un tableau clinique franc alors que les ovins et caprins présentent des lésions plus discrètes. Chez ces dernières espèces, la maladie peut présenter un caractère frustre.

Les jeunes animaux sont plus sujets au développement d’une myocardite, avec une issue fatale fréquente.

 

Transmission

Le virus de la fièvre aphteuse est un virus extrêmement contagieux. Les animaux infectés vont excréter le virus dans le liquide des aphtes, la salive, le lait, le sperme, les urines, les fèces et l’air expiré. Le virus peut également être retrouvé dans la viande issue d’animaux infectés.L’excrétion peut même, en fonction des voies d’excrétions considérées, débuter avant l’apparition de symptômes cliniques.

Le virus de la fièvre aphteuse est très résistant et peut survivre longtemps dans le milieu extérieur.

Les voies de contamination des animaux sensibles sont très variées :

  • contact direct avec des animaux malades,
  • contact avec des animaux infectés mais sans symptômes, p.ex. des animaux récemment infectés, des animaux convalescents ou des animaux guéris mais qui restent porteurs inapparents du virus,
  • contact avec des personnes ou des objets (matériel, véhicule, …) ayant été en contact avec des animaux infectés/malades ou ayant passé dans un endroit ou un milieu contaminés,
  • contact avec des matières contaminées, telles que du fumier ou des aliments,
  • contact avec des produits d’origine animale infectés non traités (lait, viande, sperme, peaux, fumier),
  • exposition à des aérosols contenant des particules virales, le virus pouvant se propager sur plusieurs kilomètres.

Le virus de la fièvre aphteuse est assez résistant, surtout s’il est protégé par des matières organiques, et peut survivre pendant plusieurs semaines dans le milieu extérieur.

 

Traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique de la fièvre aphteuse. Les animaux adultes guérissent habituellement de la maladie mais cette guérison s’accompagne d’une baisse de production. Certains peuvent devenir porteurs du virus et le disséminer pendant une longue période.



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Mesures de prévention et de lutte

Prévention

Jusqu’au début des années 1990, la fièvre aphteuse était contrôlée au moyen de la vaccination préventive des bovins dans toute l’UE. Depuis 1991, cette vaccination préventive n’est plus autorisée.

Depuis, la prévention passe par la bonne mise en application de mesures de biosécurité très importantes :

  • Au sein même des exploitations d’animaux sensibles :
    • les visiteurs sont soumis à l’application de mesures d’hygiène et de désinfection spécifiques à l’entrée et à la sortie des exploitations ;
    • l’accès est restreint aux personnes qui sont revenues depuis moins de 72 heures d’un pays où la fièvre aphteuse est présente ou soupçonnée.

     

  • Par rapport au transport des animaux :
    • tout moyen de transport doit être nettoyé et désinfecté après chaque transport de bi-ongulés ;
    • si le moyen de transport provient d’un pays où des mesures restrictives en rapport avec la fièvre aphteuse sont d’application, celui-ci doit être nettoyé et désinfecté avant de quitter la zone à risque. En outre :
      • dans le cas d’un transport de porcs, ce nettoyage et cette désinfection sont renouvelés à l’arrivée en Belgique, sous la supervision d’un agent de l’AFSCA ;
      • dans le cas d’un véhicule qui vient ou revient d’Algérie, de Tunisie, de Libye ou du Maroc, un document attestant de la désinfection du véhicule doit être présenté au poste frontalier lors de l’entrée dans l’UE.
  • Dans le cas d’un véhicule qui vient ou revient d’Algérie, de Tunisie, de Libye ou du Maroc et qui sert ou a servi à transporter des chevaux ou des aliments, une désinfection supplémentaire peut être exigée au poste frontalier lors de l’entrée dans l’UE.
  • En ce qui concerne les voyageurs venant de l’extérieur de l’Union européenne :
    • l’importation de denrées alimentaires ou de produits d’origine animale est interdite,
    • l’introduction de certains produits à base de viande ou de lait est autorisée pour autant que ce produits respectent les conditions strictes reprises dans la Décision 2002/995/CE.
Cette dernière mesure est très importante étant donné que les denrées alimentaires et les produits d’origine animale jouent un rôle important dans l’introduction potentielle de la maladie en Europe. Ainsi, des produits laitiers comme le fromage et les produits à base de viande peuvent porter le virus de la fièvre aphteuse pendant plusieurs semaines s’ils n’ont pas subi de traitement thermique. Les contrôles aux aéroports et dans les ports en UE ont démontré que les voyageurs revenant de pays infectés ne respectent pas toujours l’interdiction d’importer de tels produits et qu’ils ramènent souvent des produits d’origine artisanale. Ces produits peuvent être à l’origine d’une contamination lorsqu’ils entrent en contact avec un animal sensible.

Lutte

Si un foyer se déclare malgré tout en UE ou en Belgique, les autorités disposent de plusieurs mesures de lutte pour empêcher la dispersion du virus et éradiquer la maladie. Parmi ces mesures, on retrouve notamment :

  • un stand-still pouvant durer jusqu’à 72 heures pour les animaux et les produits à risque ;
  • la délimitation de plusieurs zones (3km et 10km) autour des foyers identifiés et dans lesquelles des mesures de lutte strictes sont mises en place;
  • l’assainissement des foyers, voire des exploitations de contact et des exploitations situées dans un certain périmètre autour de ces foyers si cela s’avère nécessaire ;
  • des restrictions aux transports d’animaux, d’aliments, de produits d’origine animale et autres objets et produits qui peuvent disperser la maladie ;
  • une interdiction des rassemblements d’animaux ;
  • des mesures de biosécurité strictes, e.a. pour les visiteurs d’exploitations agricoles ;
  • une surveillance/monitoring accrus dans les zones délimitées ;
  • une vaccination d’urgence dans un périmètre réduit autour des exploitations infectées et dans certaines exploitation de contact.

 



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Législation

La fièvre aphteuse est une maladie contagieuse à déclaration obligatoire. Toute suspicion doit immédiatement être communiquée à l’unité provinciale de contrôle de l’AFSCA.

 

Législation belge

Arrêté royal du 10 octobre 2005 relatif à la lutte contre la fièvre aphteuse (M.B. du 17/10/2005)

(Numéro NUMAC - 2005022850 - pour consulter la version coordonnée)

Arrêté royal du 18 juin 2014 portant des mesures en vue de la prévention des maladies du porc à déclaration obligatoire (M.B. du 09/07/2014)

(Numéro NUMAC - 2014018229 - pour consulter la version coordonnée)

 

Législation européenne

Directive 2003/85/CE de la Commission établissant des mesures communautaires de lutte contre la fièvre aphteuse (J.O. du 22/11/2003)

(Consulter la version consolidée)

Règlement (CE) n° 206/2009 de la Commission du 5 mars 2009 concernant l'introduction dans la Communauté de colis personnels de produits d'origine animale (J.O. du 24/03/2009)

(Consulter la version consolidée)

Décision d'exécution 2017/675/UE de la Commission du 7 avril 2017 relative à des mesures visant à prévenir l’introduction du virus de la fièvre aphteuse dans l’Union à partir de l’Algérie (J.O. du 08/04/2017)

(Consulter la version consolidée)

 



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Situation en belgique et à l'étranger

Situation en Belgique

La Belgique est indemne de fièvre aphteuse depuis des années. Le dernier cas avéré sur notre territoire remonte aux années 1970.

 

Situation à l'étranger

En Europe

L’Europe est considérée indemne de fièvre aphteuse mais cela n’empêche pas l’introduction du virus à partir de pays tiers infectés. Si l’introduction du virus en Europe risque souvent d’être liée au commerce international par l’introduction d’animaux malades ou de produits issus d’animaux malades, l’origine d’une épizootie peut aussi être autre.

  • En 2001, une épizootie de fièvre aphteuse a débuté en Angleterre suite à l’utilisation de déchets de cuisine d’un navire comme aliments pour porcs. Cette épizootie a durée 6 mois et au total, plus de 2000 foyers ont été recensés, principalement au Royaume Uni, mais aussi en France et aux Pays Bas.
  • En 2007, l’Angleterre a à nouveau été confrontée à quelques foyers de fièvre aphteuse, le virus s’étant « échappé » d’un laboratoire et ayant ensuite été dispersé via les voitures du personnel du laboratoire.
  • En 2011, la maladie a été découverte en Bulgarie, tout près de la frontière turque. Une des hypothèses concernant les voies de contamination suggère que le virus ait pu être introduit par des sangliers turcs qui sont entrés en contact avec le bétail bulgare, la maladie étant endémique en Turquie et la barrière censée empêcher le passage de la faune sauvage à travers la frontière étant mal entretenue par endroits.

 

Hors Europe

Les États-Unis et l’Australie sont considérés comme indemnes de fièvre aphteuse. Ailleurs dans le monde, la maladie est encore omniprésente et est souvent activement contrôlée. Les pays d’’Amérique du sud et d’Amérique centrale p.ex. contrôlent la maladie par la vaccination.

Actuellement, les régions à risque pour l’Europe sont l’Afrique du nord où, depuis plus d’un an, une forte croissance du nombre de foyers a été constatée, et la Turquie (et par extension tout le Moyen Orient) où la maladie est endémique. Un risque supplémentaire existe suite aux conflits armés dans les pays voisins où le contrôle des maladies animales n’est pas une priorité. Dans ces régions, les déplacements de personnes et de biens, et donc aussi le risque d’introduction de la maladie, sont importants.

 

Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

Version imprimable   |   Dernière mise à jour le 11.04.2017   |   Haut de la page


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