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| Communications |
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| Qu’est-ce que la brucellose ? |
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La brucellose est une maladie infectieuse bactérienne affectant principalement les bovins et transmise par une bactérie : Brucella abortus.
La maladie est extrêmement contagieuse entre bovins et les conséquences économiques sont dramatiques en cas d’épidémie. Pouvant se transmettre à l’homme lors de manipulation avec du matériel infecté (lors de vêlage, de manipulation de fumier…), cette maladie est une zoonose surtout professionnelle (agriculteurs, vétérinaires, transporteurs,…) et les plus grandes précautions en matière d’hygiène sont donc essentielles.
Chez l’homme, la brucellose se manifeste par des poussées de fièvre et une douleur générale.
Il n’y a aucun danger pour les consommateurs parce que la bactérie n’est pas présente dans la viande.
Dans les élevages laitiers infectés, des bactéries peuvent être présentes dans le lait cru. Le risque de contamination est complètement éliminé par un traitement thermique du lait.
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Symptômes de la maladie |
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Les bovins infectés présentent les symptômes suivants :
chez la vache:
- avortements;
- rétention placentaire ( même en l’absence d’avortement) ;
- métrite et infertilité;
- mammite (souvent affection inapparente avec légère réduction de la production laitière);
- arthrite, hygroma des genoux.
chez le taureau:
- orchites, infécondité;
- arthrite.
chez le veau:
- mort intra-utérine (avortons);
- veaux mort-nés à terme;
- veaux vivants et malades dès la naissance;
- veaux apparemment sains mais porteurs de germes à vie. |
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| Evolution de la maladie |
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Voies d’entrée du germe dans l’animal
Le plus souvent , les vaches ou taureaux vont tout simplement absorber quelques milliers de germes qui se trouvent dans la nourriture ou l’eau contaminées ; le veau peut déjà être infecté dans l’utérus ou peut être infecté dès la naissance par le colostrum ou par le lait d’une vache infectée.
La bactérie peut aussi pénétrer dans l’animal indemne en traversant la peau au niveau des pattes, de la mamelle,…
Le germe peut aussi entrer au niveau des yeux et de l’arbre respiratoire.
Une vache infectée va, lors d’un avortement ou d’un vêlage, disséminer un grand nombre de germes dans l’environnement, entre autre via le liquide amniotique, le matériel obstétrical et l’urine.
Enfin, l’agent infectieux peut être introduit lors de la saillie par un taureau infecté.
De la contamination à la maladie
Les bacilles, gagnent les ganglions lymphatiques et de là arrivent dans le sang qui les distribue à tous les organes. Le développement des symptômes et des problèmes est parfois très lent .Ainsi, les germes peuvent rester cachés dans les ganglions pendant des mois, voire des années, avant qu’ils ne se répandent dans l’animal et que des signes visibles de la maladie apparaissent. Durant cette période, l’analyse de sang ou de lait peut encore se révéler négative.
Chez les adultes, la bactérémie initiale (dispersion via le sang) passe généralement inaperçue malgré l’existence occasionnelle de légers troubles généraux (fièvre modérée, …). Cette bactériémie se maintient chez la majorité des sujets pendant une période assez longue, mais elle disparaît aussi régulièrement pour récidiver ultérieurement à intervalles variables, coïncidant souvent avec le vêlage.
La bactérémie conduit à une localisation des brucella en divers organes dont les principaux sont la mamelle, l’utérus, le testicule, la moelle osseuse, la rate, le foie, les ganglions lymphatiques, les gaines tendineuses, les bourses muqueuses, les articulations.
Les bactéries peuvent subsister dans ces organes sans apparition de symptôme visible (on parle d’une infection latente) ou bien se traduire par divers troubles qui varient en fonction de l’ organe atteint (par exemple boiteries, infection des testicules,…).
Dans le cas des femelles pleines, les brucella s’installent surtout dans le placenta maternel, les enveloppes fœtales et le fœtus. Celui-ci meurt souvent (déjà dans l’utérus ou peu après la naissance). Il en résulte une placentite nécrosante qui conduit généralement à l’avortement, et des adhérences qui expliquent les rétentions d’arrière-faix. L’avortement peut se produire à n’importe quel stade de la gestation mais généralement vers le 6ème ou le 7ème mois.
Il faut noter que chaque avortement disperse dans le milieu extérieur 13.000 milliards de brucella.
Lors des gestations ultérieures d’une vache infectée, les avortements sont de plus en plus tardifs ou la gestation se poursuit jusqu’à son terme.
Lors de chaque vêlage ou avortement, les germes seront disséminés via l’écoulement vaginal. Dans l’utérus non gravide, les germes peuvent subsister pendant des mois, voire des années, avec dissémination possible lors des chaleurs.
Entre-temps, la colonisation mammaire a pu s’organiser pour un temps variable et parfois très long, ce qui explique la contamination du lait.
Un veau viable, né d’une mère infectée, reste souvent porteur durant toute sa vie et peut , dès sa maturité sexuelle, disséminer des germes. L’achat de veaux femelles d’origine inconnue n’est donc pas sans risque.
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| Mesures à prendre pour éviter la brucellose |
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Dans les circonstances actuelles ( réintroduction d’un germe dans notre cheptel), il faut être prudent lors de l’achat d’animaux et appliquer suffisamment de mesures d’hygiène dans les élevages. Ceci signifie entre autres:
que les achats de veaux femelles d’origine inconnue doivent être évités. De tels veaux sont peut-être infectés, mais peuvent encore être testés négativement lors d’une analyse de sang (par exemple au moment de l’achat );
qu’aux moindres signes qui peuvent faire suspecter la brucellose (fièvre, avortement, veau mort-né, arrière-faix, stérilité,…) , les examens nécessaires doivent être effectués par un vétérinaire et les animaux suspectés doivent être isolés du reste du cheptel ;
qu’il vaut mieux ne jamais reprendre un animal qui est allé au marché ou dans une exploitation inconnue;
qu’il faut exiger une hygiène parfaite des gens qui pénètrent dans votre exploitation, entre autres par l’utilisation de pédiluves de désinfection et de vêtements d’exploitation qui restent dans l’exploitation;
qu’il faut éviter les prêts de vêleuses, épandeurs, tonneaux à lisier,…
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| La situation en Belgique |
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En Belgique, la brucellose est une maladie réglementée, à déclaration obligatoire.
Elle est aussi reprise comme vice rédhibitoire.
Elle fait l’objet d’une lutte officielle.
Elle doit en outre être notifiée :
- à l’Europe ;
- à l’organisation mondiale de la santé animale.
La Belgique a été fortement contaminée jusqu’à la fin des années 80. Un cas (le dernier avant celui de 2010) a encore été diagnostiqué en 2000.
La Belgique a acquis le statut de pays officiellement indemne en 2003. Ce statut ouvre aux détenteurs d’animaux les marchés internationaux.
En novembre-décembre 2010, un cas de brucellose est découvert dans la province de Liège. Le statut « indemne de brucellose » est toutefois confirmé par la Commission européenne le 11/01/2011, après présentation par la Belgique des mesures prises dans le cadre de la découverte de ce foyer. Malgré l’enquête approfondie, l’origine de ce foyer n’a pas encore été découverte. La recherche de l’origine de la brucellose dans cette exploitation a repris dans le cadre de l’enquête sur la réapparition de la maladie en 2012.
Durant l'hiver 2011-2012, 810 exploitations ont été échantillonnées (19.549 échantillons) dans le cadre de la surveillance épidémiologique et aucun cas de brucellose n'a été mis en évidence.
Début mars 2012, un nouveau cas de brucellose est découvert dans la province de Namur grâce à la déclaration d’un avortement. Un deuxième bovin provenant du foyer de Namur est confirmé positif, le 21 mars 2012, dans une exploitation de Flandre orientale déjà placée sous surveillance. Ce cas confirme l’intérêt d’une traçabilité correcte des mouvements d’animaux.
Le 3 avril 2012, la brucellose a été mise en évidence dans deux autres exploitations de la province de Namur détenant du bétail viandeux. Elles avaient été bloquées suite au foyer initial de Namur découvert en mars 2012.
L’Agence alimentaire a réalisé un screening « brucellose » systématique de toutes les exploitations laitières fin avril et fin juin 2012.
Le 2 mai 2012, le screening "lait" d'avril a mis en évidence une cinquième exploitation atteinte par la brucellose en province de Namur. Le 16 mai , les analyses des échantillons provenant du bovin de cette exploitation , et devant permettre de déterminer l'espèce de Brucella qui avait été mise en évidence, ont identifié Brucella suis biovar 2 . Ce qui est un fait exceptionnel.
Cette exploitation est donc considérée comme le premier foyer de Brucella suis biovar 2, et non plus comme le 5ème foyer de Brucella abortus biovar 3.
Le 18 mai 2012, le deuxième bilan réalisé dans les exploitations de contact du premier foyer a permis de détecter la brucellose dans une nouvelle exploitation de la province de Namur. Cette exploitation avait été bloquée dès début mars. Le 22 mai, le Centre d’Etude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques confirme que la brucellose détectée dans ce foyer est Brucella abortus. Suite à la détection de ce foyer, certains animaux devront être testés une troisième fois sur base de l’évolution des résultats d’analyses entre le premier et le second bilan.
En date du 6 juillet 2012, sur un total de 460 troupeaux de contact des foyers de Brucella abortus, 458 troupeaux ont présenté un deuxième bilan favorable. Le deuxième bilan a été postposé dans deux exploitations. Un troisième test sur certains animaux a été demandé dans 176 troupeaux. Des résultats d’analyses favorables ont été reçus pour 158 de ces 176 troupeaux.
Les 64 exploitations bloquées suite à un contact avec le foyer de Brucella suis sont toutes libérées.
En date du 1er août 2012, suite aux résultats d’analyses favorables, les mesures de protection ont été levées dans toutes les exploitations agricoles ayant eu un contact avec un foyer de brucellose. Cela signifie donc la fin de l’épisode de brucellose, sous réserve des suivis des exploitations de contact dans la campagne hivernale.
Le 18 janvier 2013, un nouveau cas de brucellose a été mis en évidence dans la province de Namur dans une exploitation de vaches allaitantes. Il s’agit d’une exploitation reprise dans la campagne hivernale comme une exploitation de contact du premier foyer détecté en mars 2012. Ce foyer est donc lié aux précédents, il ne s’agit pas d’un nouvel épisode.
Voir plus d'informations, voir les communications ci-dessus
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| La gestion du risque sanitaire |
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Le maintien du statut indemne est une « obligation économique » pour le secteur.
Ce maintien est basé sur :
- la surveillance épidémiologique;
- le contrôle des mouvements;
- l’assainissement des troupeaux positifs avec compensation financière.
La surveillance épidémiologique
Elle s’appuie sur les vétérinaires et les détenteurs d’animaux qui interviennent dans :
- la déclaration obligatoire, par les détenteurs de bovins, des avortements suivie d’examens sur les prélèvements ;
- la campagne hivernale qui analyse :
- un certain nombre de troupeaux régulièrement répartis sur le territoire national;
- une série de troupeaux sélectionnés « à risque » ;
- des sérologies « aléatoires » en cours d’année.
Le contrôle des mouvements
Les animaux importés de pays tiers (hors UE) ou échangés à partir de pays européens non indemnes sont testés à leur entrée sur le territoire.
Les pays limitrophes (FR, DE, LU et NL) sont, comme la Belgique, indemnes.
Liste des pays EU non indemnes: Bulgarie, Chypre, Espagne, Grèce, Hongrie, Italie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni (uniquement l'Irlande du Nord).
L’assainissement des troupeaux infectés
Les animaux suspects sont abattus par ordre et font l’objet de prélèvements pour infirmer ou confirmer la maladie.
Dans les pays indemnes, les foyers font l’objet d’un abattage sanitaire total.
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