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Maladie d'Aujeszky


 

 



Présentation de la maladie

 

Origine

La maladie d’Aujeszky est une maladie virale très contagieuse provoquée par l'Herpèsvirus porcin 1 (Pseudorabies virus, suid herpes virus type1) qui affecte principalement les suidés (domestiques et sauvages). Une fois infectés, ceux-ci restent porteurs du virus toute leur vie durant et peuvent le ré-excréter à tout moment, et ainsi propager la maladie. On parle alors d’hôte réservoir.

D’autres espèces (notamment les chiens, chats et ruminants) peuvent également être infectées par ce virus et développer la maladie, mais ne sont pas à même de la transmettre. On parle alors d’hôte cul-de-sac.

 

Symptômes cliniques

Chez les suidés, les symptômes observés sont très variables, allant de problèmes respiratoires ténus à graves, en passant par des troubles neurologiques ou des troubles reproductifs. Ils dépendent donc du système atteint (système respiratoire, système nerveux ou système reproducteur) mais aussi de l’âge des suidés infectés. Le taux de mortalité est variable : de 100% de mortalité chez les porcelets de moins de 2 semaines à moins de 2% de mortalité dans une population adulte.

Chez les autres espèces, les symptômes sont également variables : on observe notamment des troubles nerveux, du prurit automutilant. L’évolution est rapide (48 à 72 heures) et l’issue est fatale.

 

Transmission

Le virus de la maladie d’Aujeszky est un virus très contagieux.

Un suidé infecté excrète le virus dans sa salive et dans ses sécrétions nasales et génitales. Le lait, les cadavres, les abats et la viande de suidés contaminés représentent également des sources de matières virulentes. La transmission du virus aux autres suidés a lieu de façon aérogène ou par saillie et l’infection se fait par voie oro-nasale ou génitale.

La contamination des autres espèces peut se faire par voie aérogène (contact rapproché avec un porc ou un sanglier infecté), par l’intermédiaire de matériel contaminé, ou par contact avec de la viande de porc contaminée ou des cadavres de sangliers contaminés. Ces espèces ne peuvent par contre pas transmettre le virus plus loin.

 

Traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique de la maladie d’Aujeszky.

Chez les suidés, les tous jeunes animaux décèdent généralement suite à une infection. Les animaux un peu moins jeunes vont présenter un taux de mortalité moins important mais les survivants vont présenter des retards de croissance. Les animaux adultes guérissent habituellement de la maladie. Cependant, tout animal guéri reste porteur du virus et peut le ré-excréter ultérieurement.

Chez les autres espèces, l’infection est caractérisée par une issue toujours fatale.



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Mesures de prévention et de lutte

 

Prévention

La vaccination préventive du cheptel porcin a longtemps été utilisée mondialement à grande échelle, d’abord dans le but de limiter les conséquences économiques dues à la maladie, ensuite dans le but d’éradiquer le virus. Cette méthode de prévention n’est aujourd’hui plus utilisée dans de nombreux pays de l’Union européenne. La Belgique a ainsi cessé de vacciner préventivement contre la maladie d’Aujeszky début 2009.

En Belgique, la prévention passe actuellement par l’organisation d’un monitoring régulier au sein du cheptel belge et par la notification rapide et le suivi des suspicions de la maladie. Tous les troupeaux de porcs doivent subir un monitoring sérologique, mais à une fréquence annuelle pour la majorité de ceux-ci. Seuls les troupeaux dont les porcs ont accès à un parcours extérieur ainsi que les troupeaux qui mettent sur le marché des porcs d'élevage ou des porcs de reproduction devront être échantillonnés tous les 4 mois.

Si un porc meurt suite à un prélèvement de sang réalisé dans le cadre du dépistage de la maladie d'Aujeszky, le Fonds peut allouer une indemnité au propriétaire. Les conditions et les principes de calcul son repris ici.

 

Lutte

Le risque d’être confronté à un foyer de maladie d’Aujeszky au sein du cheptel porcin belge  ne peut être complètement éliminé. La Belgique a ainsi défini un ensemble de mesures de lutte qui peuvent être mises en place en cas de foyer afin de lutter contre la dispersion du virus. L’approche de la lutte est basée sur l’isolement aussi rapide que possible du foyer et l’application d’une vaccination d’urgence dans le foyer, les exploitations voisines et les exploitations de contact. La lutte reprend notamment les mesures suivantes :

  • interdiction nationale de transport pour tous les porcs excepté les porcs de boucherie, limitée à 72 heures maximum ;
  • délimitation d’une zone de vaccination d’un rayon de 10km autour du foyer ;
  • imposition de mesures de restriction à toutes les exploitations situées dans la zone de vaccination en ce qui concerne le déplacement des animaux et du sperme de porc ;
  • réalisation d’une enquête épidémiologique détaillée sur tout foyer, avec recherche des différents contacts du foyer ;
  • imposition de mesures aux exploitations de contact du foyer ;
  • amplification du programme de surveillance dans la zone de vaccination et éventuellement dans l’ensemble du pays ;
  • préparation et réalisation  d’une vaccination d’urgence dans la zone de vaccination et dans les exploitations de contact situées en dehors de cette zone.

Les mesures de lutte contre la maladie d’Aujeszky ne se rapportent qu’aux porcs, qu’ils soient détenus dans des élevages professionnels ou par des amateurs. Aucune mesure de lutte n’est prévue pour la faune sauvage, mais un suivi sérologique annuel est effectué actuellement dans le sud du pays par la Région wallonne.

Manuel opérationnel pour la lutte contre la maladie d'Aujeszky (PDF)



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Législation

 

La maladie d’Aujeszky est une maladie contagieuse à déclaration obligatoire. Toute suspicion doit immédiatement être communiquée à l’unité locale de contrôle de l’AFSCA.

 

Législation belge

Arrêté ministériel du 23 juillet 2013 portant exécution de l'arrêté royal du 12 octobre 2010 relatif à la lutte contre la maladie d'Aujesky (M.B. du 30/07/2013)

(Numéro NUMAC - 2013018341 - pour consulter la version coordonnée)

Arrêté royal du 12 octobre 2010 relatif à la lutte contre la maladie d’Aujeszky (M.B. du 10/11/2010)

(Numéro NUMAC - 2010024407 - pour consulter la version coordonnée)

 

Législation européenne

Décision 2008/185/CE de la Commission du 21 février 2008 établissant des garanties supplémentaires concernant la maladie d’Aujeszky pour les porcs destinés aux échanges intracommunautaires et fixant les critères relatifs aux renseignements à fournir sur cette maladie (J.O. du 04/03/2008)

(Consulter la version consolidée)

 

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Situation en Belgique et à l'étranger

 

Situation en Belgique

La Belgique a cessé la vaccination préventive de son cheptel porcin début 2009, et la vaccination est interdite depuis le premier janvier 2011. Aucun cas de maladie d’Aujeszky n’a été à déplorer depuis lors. Le statut indemne de maladie d'Aujeszky de la Belgique a été accordé par la Commission européenne le 5 octobre 2011. Cela signifie entre autres qu’il ne faut plus faire des analyses sérologiques pour le virus d’Aujeszky avant la certification des porcs vivants pour le marché intracommunautaire.

Le virus circule cependant encore au sein de la faune sauvage (sangliers).

Plus anecdotique, deux loups d'un parc animalier ont déclaré la maladie et ont été confirmés positifs en décembre 2012. Ceux-ci avaient été nourris avec des abats de sangliers.

 

Situation à l'étranger

En Europe

La situation sanitaire des cheptels porcins concernant la maladie d'Aujeszky chez nos voisins est très bonne. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas, la France continentale et le Luxembourg sont officiellement indemnes et ne vaccinent plus contre la maladie. Tout comme en Belgique, le virus circule cependant encore au sein de la faune sauvage de ces pays.

La France a toutefois identifié grâce au monitoring un foyer d’Aujeszky dans les Pyrénées atlantiques début septembre 2010.Les enquêtes épidémiologiques réalisées suite à ce premier foyer ont permis d’en identifier 19 autres, situés en Basse-Navarre, Soule et dans les Landes. La mise en place de mesures de lutte (élimination des foyers, délimitation de zones de 5km autour des foyers, prélèvements et analyses des porcs présents dans ces zones, restriction des mouvements, rappel des mesures de biosécurité en élevage et pour le transport) a permis de circonscrire le problème et le département des Pyrénées atlantiques a pu recouvrer son statut « officiellement indemne » le 3 décembre 2010.

D’autres pays européens ont par contre un statut moins avantageux, comme par exemple l’Espagne. Des porcins issus de ces pays considérés comme zones à risque ne peuvent être introduits dans des pays à statut plus avantageux que lorsqu’ils proviennent d’exploitations agréées par les autorités vétérinaires du pays en question, et sous couvert d’un certificat d’échange intracommunautaire officiel.

Hors Europe

 

Le virus est répandu mondialement.

 

 

Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

Version imprimable   |   Dernière mise à jour le 02.10.2017   |   Haut de la page


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