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Accueil Consommateurs > Que fait l'AFSCA pour les consommateurs ? > Sur les pas du contrôleur dans un élevage de bovins

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Sur les pas du contrôleur dans un élevage bovin Version imprimable   |   Dernière mise à jour le 07.02.2014


En octobre, les exploitants agricoles commencent peu à peu à préparer l’hiver. Les bêtes passeront davantage de temps à l’étable mais ce n’est pas une raison pour que l’AFSCA se repose sur ses lauriers !

Afin de garantir la sécurité alimentaire, l’Agence contrôle régulièrement les exploitations agricoles, qui deviennent d’ailleurs de plus en plus grandes. En 2012, elle a réalisé plus de 8.732 missions chez 7.573 éleveurs et plus de 95 % ont abouti à un constat favorable.
Les inspections de l’AFSCA sont également réalisées dans les fermes aquacoles, chez les négociants, dans les centres de rassemblement, chez les transporteurs, et bien entendu, dans les exploitations elles-mêmes. Comment se déroule concrètement un contrôle-type ? Nous avons suivi un contrôleur expérimenté sur le terrain pour le savoir…


Le contrôle

Il s’agit d’un contrôle ordinaire et, par conséquent, non-annoncé. Le contrôleur, Eric, nous explique au préalable la procédure qu’il compte suivre. Il procède d’abord à un contrôle de l’identification et de l’enregistrement des bovins, il vérifie ensuite la détention de médicaments et les documents nécessaires à la traçabilité. Il accorde naturellement une attention particulière aux installations ainsi qu’au bien-être des animaux. Le contrôle consiste toujours en une phase physique et en une phase documentaire.

Le contrôle physique consiste entre autres à vérifier les marques auriculaires et les passeports des bêtes ainsi que les registres de l’exploitant, l’état des installations, etc. Le contrôleur s’assure également que tous les médicaments ont été prescrits par le vétérinaire et surtout, compte tenu du danger qu’ils peuvent représenter, qu’ils sont stockés dans un lieu prévu à cet effet. Le contrôle documentaire implique l’inspection des documents requis ; cette phase est donc d’une importance essentielle au niveau de la garantie de la traçabilité !



Le contrôle physique

Nous nous présentons à la porte d’un élevage de bovins niché au coeur du Brabant wallon. L’exploitant ne se trouve pas à son domicile mais, averti de notre présence, il rentre rapidement afin d’assister au contrôle.
Dans l’intervalle, Eric nous explique que le planning du contrôle n’est jamais déterminé par le nombre de bêtes à vérifier. Toutefois, dans le cas d’exploitations comptant plus de 100 bêtes, il s’agit de s’organiser afin de se faire assister d’un collègue.
En effet, le contrôle physique requiert énormément de temps, étant donné qu’au minimum 75% des bêtes doivent être passées en revue !
A l’arrivée de l’exploitant, Eric se présente et explique la raison de notre présence. En avant pour le contrôle!

Fiche d’identité de l’éleveur
Actif depuis 1989, l’opérateur est propriétaire d’une exploitation bovine qui compte 54 bêtes, élevées pour leur viande, et diverses cultures telles que betteraves, froment, etc. Il s’agit d’une exploitation familiale active depuis 4 générations. Actuellement, l’opérateur gère à lui seul son exploitation de 50 hectares avec l’aide occasionnelle de son père.


Eric procède méticuleusement au contrôle physique, par tous les temps, parfois équipé de jumelles afin de repérer de loin les boucles des bêtes dans le fond des prairies !

Le contrôleur dispose de l’inventaire du troupeau, qu’il a imprimé la veille, afin de vérifier les mouvements des bovins au sein de l’exploitation. Il compare donc ceux qui se trouvent dans l’exploitation à ceux mentionnés dans son document.

Nous nous dirigeons ensuite vers la chaleur de l’étable qu’Eric va également inspecter. Nous y découvrons quatre veaux âgés de quelques semaines à peine.
Le contrôleur passe ensuite à l’examen de l’armoire à pharmacie. Les médicaments non utilisés ne peuvent être conservés chez l’exploitant ! Il doit les rapporter à la pharmacie ou demander au vétérinaire de les reprendre une fois sa visite terminée. Les médicaments qu’il a le droit de stocker ne peuvent l’être que pour une durée limitée, dans leur emballage d’origine.
Une fois le contrôle physique terminé, nous désinfectons nos bottes avec un produit virocide, permettant d’éviter tout risque de contamination, avant de passer à la seconde phase du contrôle.


Contrôle documentaire

Lors de cette étape, nous allons vérifier l’inventaire de l’opérateur ainsi que les cartes des bêtes et les DAF (documents d’administration ou de fourniture).

L’agriculteur est libre d’établir l’inventaire dans la forme qui lui convient le mieux, il n’est pas tenu d’utiliser les documents de l’ARSIA et est libre de consigner ses informations comme il le souhaite.
Le point capital est, quel que soit le type d’inventaire, de pouvoir y retrouver rapidement toutes les données requises.


Les DAF sont des documents officiels que le vétérinaire donne à l’exploitant lorsqu’il fournit des médicaments. Ces documents contiennent également des informations importantes comme les délais d’attente par exemple (délai à respecter avant l’abattage).
Le contrôleur compare l’ inventaire de l’agriculteur avec sa liste et ses constatations sur le terrain. Toutes les naissances, les achats et les ventes sont notés dans l’inventaire.
Eric note que toutes les informations sont disponibles mais rappelle qu’il est toujours plus sûr d’en commander un exemplaire à jour auprès de l’ARSIA, cela permet de limiter les erreurs.



Clôture du contrôle

Enfin, le contrôleur passe en revue la check-list qu’il a préparée à l’avance afin de gagner du temps une fois sur place. Il complète uniquement les items pertinents par rapport au contrôle.

Check-listLes checklists permettent d’évaluer l’identification, l’enregistrement et l’infrastructure au moyen de questionnaires établis sur la base de textes de loi.
Chaque thème comporte un certain nombre de questions auxquelles il est possible de répondre par C (conforme), NC (non-conforme), suivi de la pondération de l’infraction : 1 ou 3 (non-conformité mineure, risque faible), 10 ou 10* (non-conformité majeure, risque élevé).
Si l’issue du contrôle révèle 1 NC majeure ou 20% ou plus de NC mineures, on rédige un avertissement, voire un PV d’infraction.


Une fois les check-lists complétées, Eric imprime son rapport en deux exemplaires qui seront signés par le contrôleur et l’exploitant après une explication des résultats. L’opérateur peut y ajouter des remarques. Bilan de l’inspection : favorable !


Source : Bulletin AFSCA n°51, pages 1 à 3.



Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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