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Accueil Consommateurs > Que fait l'AFSCA pour les consommateurs ? > Contrôle dans une exploitation fruitière

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Contrôle dans une exploitation fruitière Version imprimable   |   Dernière mise à jour le 07.02.2014


La cueillette des fruits bat son plein et les premières pommes et poires de la nouvelle récolte font leur apparition sur les étals… Qu’en est-il de la sécurité alimentaire de nos fruits ? Soyez tranquilles, ici aussi l’AFSCA veille au grain et nos cultivateurs savent ce qu’ils font. Sur l’ensemble des échantillons de fruits, légumes et céréales analysés quant à la présence de résidus de pesticides, 97,4 % d’entre eux étaient conformes, comme le montre le rapport d’activités 2011 de l’AFSCA. Cela signifie que la teneur maximale en résidus (LMR) n’a pas été dépassée (voir également l’article sur les pesticides). Les contrôles des résidus de pesticides ont lieu dans les criées, chez les grossistes et chez les détaillants, mais des contrôles sont bien sûr également réalisés dans les exploitations fruitières proprement dites. Comment se passent ces contrôles et quels sont les points inspectés ? Nous sommes allés y jeter un coup d’oeil.


Pesticides

Nous sonnons à la porte d’un fruiticulteur établi dans le Brabant flamand. À l’instar des autres contrôles, ce contrôle-ci n’est pas annoncé et il est donc possible que l’exploitant ne soit pas chez lui… Mais nous avons de la chance, cette fois. Nathalie, le contrôleur, se présente et explique le but de notre visite. Le contrôle peut commencer…

Nous démarrons par un contrôle “physique” : inspection des locaux, du matériel, du respect des règles d’hygiène,… Un aspect très important dans le secteur de la production végétale est la manière dont les pesticides sont conservés et utilisés. La plupart des pesticides n’étant pas sans danger, ils doivent être stockés dans un local (ou une armoire) spécifique, répondant à un certain nombre de conditions. L’exploitant a ici opté pour des armoires fermant à clé, sur lesquelles est apposé le signe “poison”. Nathalie contrôle la réserve en détail car les règles sont strictes : il ne peut y avoir de produits non agréés ou qui ne sont plus agréés, les produits doivent être conservés dans leur emballage initial, leur étiquette doit être bien lisible et ne pas être abîmée,… À coté de l’armoire, les emballages vides rincés sont prêts à être emportés au point de collecte de Phytofar-Recover, une a.s.b.l. qui traite et détruit ces déchets dans le respect de l’environnement.

C’est ensuite au tour du pulvérisateur et des chambres froides d’être inspectés. Les pulvérisateurs doivent subir un contrôle technique tous les trois ans afin de garantir que les pesticides sont utilisés le plus efficacement possible et de la façon la plus respectueuse de l’environnement. Les chambres froides doivent être propres. Tout est en règle dans cette exploitation, qui est d’ailleurs certifiée pour son système d’autocontrôle, tout comme environ 15.000 autres exploitations du secteur agricole et horticole.


Registres

Vient ensuite le contrôle des documents requis. Afin de garantir la traçabilité et de limiter ainsi les risques éventuels pour la santé publique (par exemple une denrée qui présente trop de résidus,…), les cultivateurs doivent tenir certains registres dans leur exploitation. Les pesticides (et biocides) qui entrent dans l’exploitation doivent être enregistrés dans un registre d’entrée. Les informations relatives à l’utilisation des pesticides et biocides doivent être notées dans un registre d’utilisation. Sont notamment indiqués ici le nom du produit utilisé, la date d’utilisation, la culture visée, la dose administrée, la date de récolte ou de vente,…


Check-lists

Afin de contrôler tous les établissements de façon uniforme, les contrôleurs se basent sur des check-lists. Ces check-lists sont bien entendu différentes de celles utilisées dans l’Horeca, par exemple, mais la manière dont elles sont complétées reste la même. Pour chaque point contrôlé, le contrôleur indique une croix dans une case, soit la case “conforme” si ce point est en règle, soit la case “non conforme” si ce n’est pas le cas, en mentionnant alors la raison. Chaque point possède une “pondération”, qui indique s’il s’agit d’un risque faible ou, au contraire, d’un risque élevé. La pondération 10 représente une infraction grave, par exemple un pulvérisateur qui n’a pas été contrôlé. Une pondération 1 ou 3 vaut pour un risque plus faible. Suivant le nombre d’infractions et la pondération de ces infractions, le contrôle est statué favorable ou défavorable et le contrôleur rédige alors un avertissement ou un procès-verbal. Dans ce cas, un “recontrôle” est effectué ultérieurement pour vérifier que le problème a bien été résolu.

Une fois le contrôle achevé, Nathalie imprime son rapport de contrôle (la check-list complétée) et passe en revue les résultats avec le cultivateur. Celui-ci a alors la possibilité d’ajouter ses remarques éventuelles dans le rapport. Enfin, les deux protagonistes apposent leur signature sur le document. Voilà le contrôle terminé, soldé cette fois-ci par un résultat favorable.


Source : Bulletin AFSCA n°50, pages 4 & 5.



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