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Fraude à la viande de cheval



La presse depuis début février a largement fait écho au « scandale à la viande de cheval » en France mais qui a affecté une bonne partie de l’Europe.
Les consommateurs peuvent légitimement se poser des questions sur ce qui s’est passé. Même si l’AFSCA n’est pas directement concernée par cette fraude, elle répond aux questions des journalistes et des consommateurs.

1. En quoi consistait la fraude ?
Ce sont les autorités britanniques qui ont mis en évidence cette fraude qui trouve son origine en France. L’enquête des autorités françaises indique qu’une société française s’est approvisionnée en viande de cheval auprès d’un abattoir roumain par l'intermédiaire de 2 traders (un hollandais déjà condamné pour vente de viande de cheval au lieu de viande de bœuf halal et un chypriote). Elle aurait alors livré cette viande sous le nom de viande de bœuf à un fabricant français de lasagne dont l’usine se trouve au Grand Duché du Luxembourg. L’étiquetage des lasagnes ne faisait pas état de la présence de viande de cheval.

2. Cette fraude est-elle dangereuse pour la santé ?
Il s’agit d’une fraude purement économique. La viande de bœuf étant nettement plus chère que la viande de cheval, substituer l’un par l’autre était de nature à entraîner des gains substantiels au fraudeur et une concurrence déloyale à l’égard de ses concurrents.
Dans certains pays comme en Grande-Bretagne, culturellement, la plupart des consommateurs s’abstiennent de consommer de la viande de cheval par principe.
Mais tant la viande en question que les lasagnes fabriquées avec cette viande hachée, ne présentaient pas de problème pour la santé du consommateurs.

3. S’agit-il d’un problème de traçabilité ?
L’enquête a permis de remonter la filière depuis l'usine jusqu'à l'abattoir en amont et les magasins de détail en aval.
Cela démontre que la traçabilité des produits était respectée.

4. S’agit-il d’un problème d’étiquetage ?
On peut toujours améliorer ou compléter l’étiquetage (un projet en ce sens est d’ailleurs en cours au niveau de l’UE). Mais cela n’empêchera pas certaines fraudes d’exister.
Il appartient aux opérateurs sérieux de la chaîne alimentaire de s'approvisionner auprès de fournisseurs dignes de confiance et aux services de contrôle officiels de superviser le travail de tous.

5. On parle de résidus de médicament dans la viande de cheval : n’est-ce pas un problème pour la santé du consommateur ?
A l’occasion de leur enquête sur la fraude précitée, les autorités britanniques ont mis en évidence que dans certains abattoirs anglais des chevaux traités avec le phénylbutazone entraient dans la chaîne alimentaire. Or, il s’agit d’un médicament anti-inflammatoire dont la tolérance en résidu est 0 dans la viande de cheval. Ces chevaux, sans doute de compétition, auraient dû être écartés de la chaîne alimentaire.
Il s’agit donc d’un cas apparu fortuitement à l’occasion des enquêtes en cours.
L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des médicaments (EMA) ont fait savoir le 15 avril 2013 que la présence de phénylbutazone dans la viande de cheval ne doit pas inquiéter le consommateur.
Le danger serait quasi inexistant. La phénylbutazone est occasionnellement prescrite à des patients atteints d’arthrite rhumatoïde et provoque dans un cas sur 30.000 une maladie du sang. La probabilité qu’une personne attrape la maladie en mangeant de la viande de cheval est très faible selon l’EFSA et l’EMA, entre 2 sur un trillion et 1 sur 100 millions. La probabilité de dommage à l’ADN et du développement de cancer est également estimée très faible.
L’EFSA et l’EMA soulignent cependant qu’aucune norme maximale sûre pour le produit dans les denrées alimentaires d’origine animale ne peut être établie, les viandes contaminées doivent donc demeurer exclues de la chaîne alimentaire.
Les sites web de l’EFSA et de la Commission européenne reprennent de plus amples informations.

6. La Belgique contrôle-t-elle aussi la phénylbutazone ?
Chez nous, l’AFSCA prélève une trentaine d’échantillons par an sur des carcasses de chevaux en abattoir afin de rechercher la phénylbutazone. Depuis 2009 aucun échantillon n’était positif (non conforme).
L’AFSCA, qui est compétente pour le volet santé publique, a prélevé 106 échantillons de viandes de cheval afin de détecter la présence d’une douzaine d’anti-inflammatoires dont la phénylbutazone. Tous les échantillons étaient conformes.
De plus, depuis janvier 2013, 25 autres échantillons ont encore été prélevés dans le cadre du monitoring général (situation le 16 avril). Ces échantillons étaient également conformes.
C’est assez normal puisque beaucoup de chevaux de compétition qui nécessitent souvent des soins à l’aide de médicaments sont d’office exclus de la chaîne alimentaire par décision de leur propriétaire. Cela figure sur le passeport qui accompagne l’animal tout au long de sa vie. Et le passeport se rapporte à un animal identifié à l’aide d’une puce électronique.
De même nous prélevons une petite centaine d’échantillons/an pour la recherche de ce médicament sur la viande de cheval importée et là aussi les résultats étaient conformes.
Un cheval non identifié et sans passeport ne pourra être abattu en Belgique en vue de rentrer dans la chaîne alimentaire.
Au cas où des résidus de phénylbutazone sont détectés, la carcasse est détruite au clos d’équarrissage.

7. Les importations de pays tiers (hors Union européenne) sont donc contrôlées ?
Les produits animaux telle la viande ne peuvent provenir que de pays tiers autorisés à exporter vers l’UE. Ces pays sont contrôlés par l’Office alimentaire et vétérinaire de la Commission européenne et seuls des pays offrant suffisamment de garanties sur le plan sanitaire peuvent exporter leurs produits chez nous.
Pour la viande de cheval, hors Europe, nous importons surtout du Mexique, du Canada, du Brésil et d’Argentine (au total ± 15.000 tonnes/an). Cette viande rentre en Belgique par le port d’Anvers.
De nombreux lots sont échantillonnés et analysés (100% pour ceux en provenance du Mexique) notamment pour les substances hormonales.

8. La Commission européenne s’intéresse-t-elle au problème ?
Bien sûr ! La DG SANCO a fait adopter une recommandation lors de la réunion du 15/02/2013 afin que chaque Etat membre prélève un minimum d’échantillons pour tester la présence de cheval dans les produits censés être à base de viande bœuf. Une centaine d’échantillons par mois devrait être prélevée en Belgique par le SPF Economie pendant 3 mois (la limite de conformité est de 1% de présence de viande de cheval dans la viande de bœuf pour tenir compte des contaminations croisées possibles en atelier).
En ce qui concerne la recherche de phénylbutazone, 1 échantillon/50 tonnes est demandé dans chaque pays et ces échantillons seront prélevés par l’AFSCA pour la Belgique, tant en abattoir que dans les postes d’inspection frontaliers pour la viande importée.
La Commission CE cofinancera ces contrôles.

9. Que représente la viande de cheval sur le marché belge ?
On abat environ 10.000 chevaux/an dans 10 des 66 abattoirs de grands animaux domestiques.
En 2012, la Belgique a importé environ 16 000 tonnes de viande de cheval en provenance de pays hors de l’UE via le poste d’inspection frontalier du port d’Anvers.
De janvier 2012 à octobre 2012, la Belgique a exporté 18 000 tonnes de viande de cheval vers les pays hors de l’UE et 12 000 tonnes vers des pays au sein de l’Europe. Les Pays-Bas et la France en étaient les principaux bénéficiaires.
En 2012, 1200 chevaux vivants (dont aucun n’était destiné à l’abattage) ont été importés en provenance de pays hors de l’UE !
Environ 10 000 chevaux vivants ont fait l’objet d’un commerce intracommunautaire.

Fraude à l'identification des chevaux



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