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Mycotoxines



 

F.A.Q.

 
   
   

Pour connaître les contrôles applicables à l'importation de certaines denrées alimentaires venant de certains pays tiers en raison du risque de contamination par les aflatoxines, consulter les Règlements (CE) n° 884/2014 et (CE) n° 669/2009, dans la page "Importation de denrées alimentaires"

   
   

Lien utile

 




F.A.Q.

 


Que sont les mycotoxines et où les retrouve-t-on ?

Les mycotoxines peuvent, sous certaines conditions, se former dans l'alimentation. Elles sont produites par différentes sortes de moisissures. On estime à environ 200.000 le nombre de moisissures connues, dont quelques-unes seulement sont toxiques et se développent sur les denrées alimentaires.

Le groupe de mycotoxines le mieux connu et le plus étudié est certainement celui des aflatoxines, découvertes dans la foulée des recherches effectuées pour trouver l'origine de la mystérieuse maladie qui toucha les dindes britanniques en 1960. Il apparut rapidement que la "Turkey X-disease" (maladie des crêtes) avait été provoquée par de la farine d'arachides brésiliennes incorporée à la nourriture. Cette farine contenait des toxines de la moisissure Aspergillus flavus, d'où le nom "aflatoxines", donné à ces toxines qui se forment sous conditions tropicales et sont stables à la chaleur.
Toutes sortes de noix (arachides, pistaches, noix de Brésil), mais également les figues, le maïs, certaines épices comme la noix de muscade et le pili-pili sont susceptibles de contenir cette substance. C'est pourquoi l'Europe a fixé en l'occurrence certaines teneurs maximales.

D'autres mycotoxines, comme l'ochratoxine A et le DON (déoxynivalénol), se forment quant à elles dans nos contrées. Actuellement, les céréales font spécialement l'objet de recherches et d'une réglementation. Certaines mycotoxines se forment par temps humide au champ, tandis que d'autres apparaissent surtout lorsque les graines de céréales sont conservées dans des conditions trop humides.

Les mycotoxines peuvent être partiellement contrôlées en luttant contre les moisissures au moyen de fongicides efficaces. Le jus de pommes dans la fabrication duquel entrent - suite à un tri insuffisant - des pommes comportant des parties pourries, est susceptible de contenir la mycotoxine patuline.

La majorité des fabricants étant à présent conscients de ce danger potentiel, d'ailleurs facilement contrôlable, la sécurité des aliments des produits disponibles dans nos magasins ne pose pas de problème. Progressivement, nous acquérons une connaissance sans cesse accrue de toutes sortes de mycotoxines, et les mesures prises en vue de la protection du consommateur se multiplient constamment.



Les mycotoxines peuvent-elles présenter un danger pour la santé publique ?

Oui, le danger existe. Depuis la découverte des aflatoxines en 1960, on s'efforce d'évaluer la toxicité de nombreuses mycotoxines par l'intermédiaire de toutes sortes de tests sur des animaux, parmi lesquels, finalement, des singes anthropoïdes, dans le but de mieux apprécier le danger pour l'homme. L'empoisonnement consécutif à l'absorption d'une dose trop élevée d'aflatoxines se manifeste principalement par des troubles hépatiques graves, notamment des tumeurs du foie. D'importantes études réalisées au Swaziland, au Kenya, en Ouganda et au Mozambique ont clairement démontré l'existence d'un lien indubitable entre l'ingestion de nourriture (arachides mais également millet, manioc, sorgho et riz) présentant une teneur élevée en aflatoxines et le cancer du foie. Il est prouvé que les personnes atteintes d'hépatite sont plus sensibles aux aflatoxines. Le risque encouru par le consommateur belge est très limité. Toutes sortes de mycotoxines font actuellement l'objet de nombreuses études scientifiques.


Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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