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Communiqué de presse


L'AFSCA lève les doutes sur la problématique de la viande de cheval en Belgique (20/02/2013)

Les fraudes sur le plan administratif mises à jour par l’Agence alimentaire n’ont pas entraîné de risques significatifs pour la santé du consommateur.

L’affaire évoquée par l’hebdomadaire Moustique est totalement distincte du scandale « Spanghero » où de la viande de cheval a été substituée à de la viande de boeuf pour des raisons économiques .
Il est exact que l’Unité nationale d’enquête de l’AFSCA a mis au jour qu’un problème existait en matière d’identification des chevaux (microchips et passeports).

Depuis 2010, la réglementation CE a renforcé le système d’identification des chevaux en imposant un microchip et un passeport unique par animal. Ce système concernait les jeunes chevaux (qui doivent être identifiés l’année de leur naissance) et les chevaux plus âgés non encore identifiés. Le système d’identification ainsi mis en place permet de distinguer des chevaux exclus de la chaîne alimentaire de ceux susceptibles d’y entrer.

Ce choix peut être fait à tout moment par le propriétaire (pour des raisons sentimentales ou éthiques, pour les chevaux de course pour élargir le choix des médicaments utilisables, etc...), mais il est irréversible. En fonction des traitements administrés, le vétérinaire traitant doit dans certains cas aussi exclure les chevaux qui au départ ne l’étaient pas (mention sur le passeport).

En Belgique, l’enregistrement des chevaux s’effectue auprès de la Confédération belge du cheval. Le système belge est plus strict que le système CE dans la mesure où l’exclusion éventuelle de la chaîne alimentaire en cours de vie de l’animal est aussi enregistré dans cette banque de données. Par ailleurs, les chevaux identifiés tardivement doivent d’office être exclus de la chaîne alimentaire, ce qui n’est pas toujours le cas dans certains autres Etats membres. Depuis 2011, les abattoirs ont accès à cette banque de données; ils ont reçu instruction de l’AFSCA de vérifier systématiquement le statut de l’animal, et dans le passeport, et dans la banque de données. Des critères ont aussi été établis par l’Agence alimentaire pour aider les abattoirs à détecter les cas d’identification douteuse. Ces cas sont communiqués régulièrement à l’Unité nationale d’Enquête de l’AFSCA. Les chevaux suspects sont d’office mis à mort et les carcasses sont détruites.

Trois affaires d’envergure sont en cours d’instruction en ce moment aux parquets de Neufchâteau, de Dendermonde et d'Antwerpen. Conformément au secret de l’instruction, l’AFSCA ne peut communiquer à ce sujet. Il s’agit essentiellement d’une falsification de passeports. Les informations publiées par un hebdomadaire selon lesquelles, d'une part, la fraude administrative mise à jour peut constituer un risque pour la santé des consommateurs et , d'autre part, les chevaux malades seraient entrés dans la chaîne alimentaire en Belgique, sont totalement incorrectes. Tout animal est expertisé à l’abattoir par les vétérinaires officiels et aucun animal malade ne rentre dans la chaîne almentaire. C’est ainsi qu’en 2011, 53 carcasses de chevaux ont été saisies à l’abattoir pour destruction et 51 en 2012. Un certain nombre d’échantillons de viande de cheval sont aussi prélevés à l’abattoir. En ce qui concerne les analyses d’hormones, d'antibiotiques et de divers résidus de médicaments, aucune analyse n’était positive en 2011; en 2012, deux carcasses de chevaux néerlandais montraient de faibles traces de médicaments.

L’Agence alimentaire souligne toutefois que des problèmes d’identification de chevaux existent dans divers pays européens. Elle les a soulevés en bilatérale et auprès de la Commission européenne (DG SANCO par courrier du 24/10/2012). Un exposé exhaustif des irrégularités constatées avec des chevaux, principalement originaires des Pays-Bas mais aussi d’Allemagne, de France, etc… a aussi été présenté par l’AFSCA aux inspecteurs de l’Office alimentaire et vétérinaire de la Commission lors de leur inspection des abattoirs belges de chevaux en février 2012. Vu la circulation des animaux en Europe, on n’assainira cette situation que par une correcte application de la réglementation européenne dans l’ensemble de l’Union européenne.



Personne de contact pour la presse :
Jean-Paul Denuit
jean-paul.denuit@afsca.be
Tél. : 0477 83 00 57

Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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